Conférence : « 300 ans d’observation du niveau de la mer à Brest »

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Prototype de capteur radar déployé par le SHOM

Conférence : « 300 ans d’observation du niveau de la mer à Brest ». Le Mardi 7 Juin 2016 à Océanopolis – Port du moulin blanc. Par Nicolas Pouvreau, expert sur le niveau de la mer au SHOM.

Le niveau de la mer est sans doute l’indicateur le plus pertinent pour mesurer les effets du changement climatique. A ce sujet, Brest peut se targuer d’avoir été l’un des premiers sites choisis où l’on a implanté un marégraphe – appareil qui mesure en continu le niveau de la mer – il y a de cela 170 ans, lors de la délocalisation du Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM) en 1846. 

La cité du Ponant avait déjà été le théâtre d’investigations marines avancées par le biais de travaux réalisés en 1679 par les astronomes français La Hire et Picard. Ce sont, au final, 300 années de mesures de la mer qui ont permis de démontrer l’augmentation d’environ 30 centimètres du niveau des eaux marines.

Une géographie favorable à l’observation des niveaux marins

L’astronome Pierre-Simon de Laplace introduit son Mémoire sur le flux et le reflux de la mer (1789) par une apologie du port de Brest – ainsi que de la Rade – comme lieu d’observation privilégié de l’océan. Il serait « l’un des plus favorables aux observations des marées […] Ce port doit probablement cet avantage à sa position avancée dans la mer, et surtout à ce que sa rade ayant une entrée fort étroite, relativement à son étendue, les oscillations irrégulières des eaux de la mer sont par là très affaiblies ».

Changement de cap au fil des siècles

Jusqu’au milieu du 19ème siècle, il demeurait une véritable méconnaissance des océans. Le principal objectif consistait alors à mieux appréhender les milieux marins, notamment les phénomènes de marées. Pouvoir les anticiper, c’était le moyen de sécuriser la navigation et de choisir les moments stratégiques pour embarquer ou débarquer les marchandises. Ce fut dans cette optique que le ministère de la Défense commanda, à partir de 1840, l’installation d’une dizaine de marégraphes dans différents ports français.

Aujourd’hui, la notion de sécurité est toujours aussi prédominante, mais elle aborde des thématiques davantage environnementales. L’étude du niveau de la mer vise avant tout à mesurer les effets du changement climatique, à prévenir les tsunamis ou encore à préserver les littoraux.

En matière de technologie, les méthodes du SHOM ont véritablement transcendé celles employées par le dépôt des cartes et plans (ancêtre du SHOM). Les capteurs à ultra-son puis à radars ont remplacé au fur et à mesure les registres devenus « obsolètes ».

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