Brittany Ferries : mise à l’eau pour le « Galicia » et première tôle pour le « Salamanca »

Deux des futurs navires « écologiques » de Brittany Ferries en cours de construction en Chine ont connu dernièrement des étapes symboliques.


La coque du "Galicia" dans le chantier chinois d'Avic Weihai, à Shandong

La coque du « Galicia » dans le chantier chinois d’Avic Weihai, à Shandong
Pour l’armateur français Brittany Ferries, la mise à l’eau du ferry « Galicia » en Chine dans le chantier Avic Weihai du port de Shandong a constitué mardi 10 septembre un événement. Car le navire est équipé de filtres à fumée. Autre grand événement auquel ont assisté les dirigeants de la compagnie bretonne cette semaine, la découpe de la première tôle du « Salamanca », qui sera propulsé au GNL.
Selon la direction de Brittany Ferries, le « Galicia » doit entrer en service en 2020 et le « Salamanca » est attendu pour le printemps 2022. Ils seront tous deux exploités sous pavillon français sur la ligne Portsmouth-Santander-Bilbao. Ils  seront rejoints fin 2022 par le « Santoña », un troisième navire de type « E-flexer », propulsé également au GNL.

Incertitudes sur le transmanche

Le lancement du « Galicia » et le début construction du « Salamanca » constituent, selon Christophe Mathieu, le président du directoire Brittany Ferries, « des étapes importantes du programme de renouvellement de la flotte qui représente un investissement d’environ 550 millions d’euros.
« En tant que compagnie maritime française desservant le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et l’Irlande, nous sommes de toute évidence confrontés au contexte incertain lié aux effets du Brexit », reconnaît-il. Mais selon lui, « ces navires flambant neufs témoignent de notre confiance en l’avenir, et de notre capacité à répondre aux demandes passagers et fret au cours des décennies à venir ».
D’une longueur de 215 mètres permettant de proposer 3.000 mètres linéaires pour les véhicules fret, les trois navires de type « E-Flexer » de 42.200 tonnes chacun seront les plus grands de la flotte de la compagnie, indique l’armateur.
Avec les filtres à fumées dont est équipé le « Galicia » et le GNL qui servira de carburant pour les deux autres navires, la compagnie estime offrir « des avantages environnementaux significatifs par rapport aux combustibles marins traditionnels, avec une combustion plus efficace et sans soufre, pratiquement sans particules et permettant une réduction de 95 % des oxydes d’azote ».
Il rappelle que le « Honfleur », son tout premier navire propulsé au GNL, est actuellement en construction à Flensbourg, en Allemagne. Il entrera en service en 2020 sur la ligne Portsmouth-Caen dès 2020.

 

Vincent Calabrèse

 

Mercredi 11 Septembre 2019

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