Madame, Monsieur,

J’ai eu l’honneur et le plaisir d’accueillir à Brest la semaine dernière la 17ème réunion des Présidents d’assemblée du G7.

Au-delà de mon attachement personnel à la Bretagne, le choix du Finistère s’est imposé comme une évidence. Nos deux jours de travaux étaient en effet consacrés à la mobilisation des parlements en faveur des océans.

Nos échanges avec les équipes de l’IFREMER, de l’Institut universitaire européen de la mer, du Centre de documentation de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre) et du Centre d’expertises pratiques de lutte anti-pollution de la Marine nationale (CEPPOL) ont nourri nos réflexions et débats.

Pour la première fois dans l’histoire du G7 parlementaire, aux Ateliers des Capucins à Brest, les Présidents d’assemblée ont pris des engagements communs, que vous retrouverez dans notre déclaration en suivant ce lien.

Au-delà de sa portée symbolique et historique, cette co-signature nous engage à suivre précisément et concrètement les avancées sur les enjeux maritimes : environnementaux, économiques, médicaux, sociétaux.

C’est pourquoi j’ai tenu à vous adresser ce manifeste inédit, signé chez nous, en Finistère, et dont je vous souhaite bonne lecture.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sincères salutations.

Richard Ferrand

 

Source: https://mailchi.mp/richardferrand/je-vous-informe-la-fin-des-zones-blanches-3598185?e=121811851b

Transport maritime. Pourquoi le prix des carburants va flamber

Dès janvier, des dizaines de milliers de navires vont devoir se tourner vers de nouveaux carburants moins polluants, une révolution qui risque d’augmenter le coût du transport maritime, mais aussi des prix à la pompe pour les automobilistes.

Trop de soufre. L’organisation maritime internationale (IMO) avait décidé en 2016 que la teneur en soufre du fioul devrait être ramenée à 0,5 % à partir du 1er janvier 2020, contre 3,5 % actuellement. Objectif : limiter les émissions hautement toxiques de dioxyde de soufre produites par l’énorme flotte de près de 80 000 navires qui sillonnent les mers pour transporter marchandises ou matières premières.

À compter du 1er janvier 2020, le transport maritime va devoir adopter des carburants à faible teneur en soufre.

Trois options. Concrètement, les transporteurs maritimes ont plusieurs options. La première est de continuer à utiliser le fioul lourd actuel, mais en s’équipant d’épurateurs de gaz d’échappement « scrubbers ». C’est par exemple la solution adoptée par la Brittany Ferries pour ses ferries en exploitation. Ces équipements sont toutefois coûteux et certains transporteurs rejettent en mer leurs eaux de lavage, ce qui pourrait conduire à leur interdiction à terme.

La seconde possibilité est donc de se tourner vers des carburants alternatifs, notamment le gaz naturel liquéfié (GNL). C’est le choix de la Brittany Ferries qui a lancé la construction de quatre navires, dont le premier exemplaire, le Honfleur, doit sortir du chantier naval de Flensburg en Allemagne.

Mais pour le fret, l’option la plus évidente est d’adopter le fioul marin à très basse teneur en soufre ou bien diesel marin. Le transport maritime consomme aujourd’hui 3,6 millions de barils de pétrole par jour. Sur ce total, environ 600 000 devraient rester au fioul lourd actuel pour des navires équipés de scrubbers ou qui ne se plieront pas immédiatement à la réglementation. « Cela laisse environ 3 millions de barils par jour qui vont devoir s’ajuster à la nouvelle norme de 0,5 % de soufre », calcule Chris Midley, analyste en chef de S & P Global Platts. C’est donc un chamboulement majeur pour le marché. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) y voit « la plus grosse transformation jamais vue sur le marché des produits pétroliers ».

Un surcoût répercuté sur les marchandises. La première conséquence sera une augmentation du coût pour les armateurs, qui pourraient être tentés de répercuter une partie du surcoût sur leurs clients – ce qui, en bout de chaîne, pourrait renchérir le prix des marchandises transportées. Car les carburants conformes, plus sophistiqués et plus raffinés, sont deux fois plus cher. Un surcoût aggravé par l’augmentation de la demande », remarque Nelly Grassin.

Effet ricochet. La demande accrue pour des produits pétroliers plus sophistiqués va par ailleurs affecter par ricochet d’autres carburants, automobiles et aériens, dont les prix risquent, eux-aussi, d’augmenter. En effet, les raffineries qui vont tourner à plein pour produire du diesel marin auront aussi soif de brut à faible teneur en soufre comme le Brent de la mer du Nord ou le WTI texan.

« Le Brent pourrait dépasser les 70 dollars à la fin de l’année », contre moins de 60 dollars aujourd’hui, estime Chris Midley. Au final, « la réglementation IMO aura des répercussions sur tous les consommateurs qui achètent de l’essence ou du gazole ». Pour Alan Gelder, expert du cabinet Wood Mackenzie, « le grand public sera touché par la réglementation IMO principalement de deux façons : avec le coût du transport par avion et les prix de vente du gazole routier ». Sachant que de nombreuses compagnies aériennes « couvrent leurs coûts en kérosène des mois à l’avance », « l’impact va se focaliser sur les automobilistes qui roulent au diesel », estime-t-il.
© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/economie/carburants-pourquoi-le-transport-maritime-va-faire-flamber-les-prix-04-09-2019-12373192.php#SmPXBwuAl2ajRJlc.99

Sandrine Pierrefeu. Capitaine Grand Nord

Elle navigue et écrit sous le sceau de l’authenticité et du rapport à l’autre. Basée en presqu’île de Crozon (29), Sandrine Pierrefeu raconte dans un livre sa première expérience de capitaine de voilier au nord de l’Islande. « Partir 66° Nord », un parcours et une aventure plus que rafraîchissants.

Sedov, Hermione, Europa, Abeille Bourbon, Wilde Swan… On a vu pire CV. Mais Sandrine Pierrefeu, 49 ans, n’est pas du genre à jouer les fières à bras. « La mer a vite fait de vous remettre à votre place ». Et quand on lui demande pourquoi elle a tant attendu avant de devenir capitaine ? La réponse claque comme une drisse mal capelée. « Je ne me voyais pas prendre la barre d’un bateau sans apprendre des autres ».

Mer et écriture entremêlées

 

Méthodiquement, avec la détermination et l’humilité qui la caractérisent, elle multiplie les embarquements comme journaliste ou matelot. Et apprend patiemment aux côtés de ses capitaines-mentors. Yann Cariou (Hermione), Charles Claden (Abeille Bourbon), Yann Danguy (voiliers du père Jaouen) et bien d’autres qui mesurent son écoute et son implication. Elle évoque aussi Olivier de Kersauson qui l’a marquée en interview. « Apprendre de ceux qui ont vu et connu toutes sortes de moments en mer, se nourrir de leurs silences, de leurs gestes… C’est ça qui m’intéresse, comme naviguer à bord de l’Hermione, ce trésor inestimable de l’architecture navale et de la culture maritime ». Tantôt journaliste, tantôt matelot, elle se façonne peu à peu une solide expérience de la mer. À la manière d’un artisan aussi appliqué et rigoureux que possible. « Je tiens ça de mon père ingénieur ». Elle procède de la même manière en écrivant, avec un goût de la description et du récit qui remonte à sa plus tendre enfance.
« J’ai grandi les pieds dans le désert de la Mauritanie. Plus tard, lorsque je rejoignais mon père sur son bateau à Tahiti, j’avais toujours un carnet et des feuilles à remplir pour décrire et rendre compte ». La mer et l’écriture en indéfectible fil rouge…
Sandrine Pierrefeu. 

   Capitaine Grand Nord

La Bretagne, « son pays »

Lorsqu’à 13 ans, elle découvre le majestueux Cap Fréhel (22), la petite Rochelaise sait que la Bretagne deviendra un jour « son pays ». Au lycée, toujours à La Rochelle, elle intègre une section sports Études « planche à voile ». Son Bac C en poche, elle entre à l’école de commerce de Brest, option international. Où elle pratique le surf, la plongée, l’apnée et la voile à la pointe bretonne… La mer et les grands espaces restent son trip absolu.

Après son école de commerce, elle se met à collaborer pour des journaux locaux et piger pour des revues spécialisées dans le domaine maritime. « Le métier de marin n’était pas une proposition que l’on faisait aux filles au moment de mon orientation ». C’est donc passé la quarantaine et par des chemins détournés qu’elle devient matelot professionnel (2013) puis décroche son brevet de capitaine de plaisance en 2017.

Elle vit son premier commandement dans le nord de l’Islande, à bord d’un voilier à passagers qu’elle mène jusqu’au Groenland, dans les eaux du Grand Nord. Sublimes navigations au cœur d’une nature souveraine où la moindre erreur se règle au prix fort (« Partir 66 ° Nord », aux Iles Maginaires, bientôt réédité par Glénat). La capitaine ne cache rien. Ni ses doutes, ni ses hésitations qui font partie du voyage et de la réalité du marin. Elle dévoile son organisation, ses exigences, l’expérience acquise auprès d’Islandais peu bavards. De son récit s’écoule distinctement le temps qui passe, « la plus grande richesse qui puisse être donnée à un marin ».

Sandrine Pierrefeu. 

   Capitaine Grand Nord

Frugalité heureuse

« Ce que tu possèdes te possède ! Depuis des années, j’ai adopté un mode de vie frugal, avec le moins de frais possibles. Je vis dans une petite maison en bois que j’ai en partie construite sur la presqu’île de Crozon, ai récupéré une vieille ZX mais préfère faire du stop ». Elle dispose d’un modeste « Folie Douce » (un voilier de 8 m) amarré dans le port de Morgat et explique qu’elle ne navigue pas pour commander à tout prix. « Je privilégie les équipages, les projets, les navigations ». Elle adorerait naviguer auprès d’Isabelle Autissier, se dit prête à expérimenter les modes de commandement alternatif (gouvernance horizontale)… « Un bateau est un écosystème des plus sensibles, un passionnant laboratoire à vivre ». Pas étonnant, qu’à Crozon, elle ait rejoint un collectif d’artistes et de citoyens engagés sur de salutaires chemins de traverse.

Prochain embarquement de cette baroudeuse aux semelles de vent ? Entre Séville (Espagne) et Camaret (29), aux côtés de délinquants suisses pour un séjour de rupture en lieu et place de la prison… Partager et apprendre de tous. Femme libre, toujours tu chériras la mer !
À lire aussi sous sa plume
« Des bateaux sous la mer », en collaboration avec le photographe Yves Gladu, éditions Le Télégramme, 2001.« L’Hermione, retour aux Amériques », avec Yann Cariou et le photographe Nigel Pert, éditions De Monza, 2015.
« Manuel du gabier de l’Hermione », avec Yann Cariou et Jens Langert, éditions De Monza, 2018.« La mer est vache », éditions Coop Breizh, dessins de Virginie Grossos, 2019.
© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/bretagne/sandrine-pierrefeu-capitaine-grand-nord-12-08-2019-12359515.php#o52m6P4GUZVQGwXq.99

PODCAST. Grands explorateurs. Le Normand Cavelier de la Salle, du Mississippi à la prise de la Louisiane

Originaire de Rouen, René-Robert Cavelier de la Salle est plus connu aux États-Unis. Et pour cause : après avoir exploré les grands lacs, il sera le premier à descendre le Mississippi et atteindre la Louisiane, avant de connaître une fin tragique. Découvrez son histoire en podcast.

René-Robert Cavelier de La Salle réalisa la première descente du Mississippi et prit possession de la Louisiane avant de connaître une fin tragique.

Leur nom vous dit peut-être quelque chose, mais les connaissez-vous vraiment ? Cet été, Ouest-France revient en quatre épisodes sur le destin exceptionnel de quelques explorateurs français…

ECOUTEZ LE PODCAST DEPUIS LE PLAYER CI-DESSOUS

https://podcasts.ouest-france.fr/broadcast/2809-Grands-explorateurs-Ren%C3%A9-Robert-Cavelier-de-la-Salle

Dans cet épisode, découvrez l’histoire de René-Robert Cavelier de la Salle aux Amériques. Depuis son exploration des grands lacs jusqu’à sa découverte de la Louisiane, en passant par la descente du Mississippi… et jusqu’à sa fin tragique, assassiné par ses propres hommes après une mutinerie au cours d’un voyage d’exploration au Texas.

Une série d’été de Ouest-France, écrite et racontée par Jean-Christophe Piot.

Source: https://www.ouest-france.fr/culture/histoire/podcast-grands-explorateurs-cavelier-de-la-salle-du-mississippi-la-prise-de-la-louisiane-6489424

Brest. Qui sera le premier industriel du polder des énergies marines ?

Ailes Marines dévoilera en septembre son sous-traitant pour les fondations d’éoliennes en mer. Un choix lourd de conséquences.

Le polder des énergies marines est en cours d’aménagement au port de Brest.

Le polder des énergies marines est en cours d’aménagement au port de Brest. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Ce devait être fait avant l’été. C’est finalement courant septembre qu’Ailes Marines annoncera le nom de l’industriel qui fabriquera les fondations pour ses éoliennes posées au large de Saint-Brieuc. Ce sera, vraisemblablement, le premier industriel à investir le polder des énergies marines, en cours d’aménagement à Brest, entre le port de commerce et le Moulin-Blanc.

Le nom de ce sous-traitant n’est pas anodin. Il est même très attendu. Car suivant le gagnant qui sortira du chapeau, on en saura peut-être un peu plus sur la pérennité de la construction de « jackets » à Brest. Jusqu’à présent, la Région ne s’est pas hasardée à avancer autre chose que la création de 250 emplois sur trois ans pour cette activité.

Mais, parmi les concurrents à l’appel d’offres lancé par Ailes Marines, certains se sont aussi positionnés sur leur participation à d’autres champs éoliens en mer. De quoi voir venir au-delà de 2023, date de mise en service des machines de la baie de Saint-Brieuc.

Bientôt le dragage

Devant le quai des énergies marines renouvelables, les opérations de dragage devraient démarrer après le 1er octobre. Elles seront conduites par le groupement Société de dragage international, réunissant Vinci construction maritime et fluvial, Vinci construction terrassement, Menard agence ouest et Idra environnement. Les travaux de dragage se dérouleront en une seule campagne hivernale, entre octobre 2019 et avril 2020.

Source: https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-qui-sera-le-premier-industriel-du-polder-des-energies-marines-6488008?utm_source=neolane_of_newsletter-locale&utm_medium=email&utm_campaign=of_quimper_29&utm_content=20190822&vid=1580648

Université d’été de l’Institut France-Québec Maritime à Saint-Pierre et Miquelon

 

Dossier de presse

Université d’été de l’Institut France-Québec Maritime à Saint-Pierre et Miquelon

 

La première université d’été organisée par l’Institut France-Québec pour la coopération scientifique en appui au secteur maritime (IFQM) se déroulera du 19 au 26 août 2019 sur l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon.

 

L’Institut France QuÉbec maritime :

L’IFQM a été créé en octobre 2016 lors de la 19e rencontre alternée des premiers ministres dans le but de renforcer les relations France-Québec à travers l’établissement d’une coopération scientifique de grande envergure dans le domaine maritime.

L’Institut a pour mission de canaliser les efforts bilatéraux et de mobiliser, de part et d’autre de l’Atlantique, sous forme de réseau, les acteurs clés de la recherche, de l’enseignement supérieur et de l’innovation concernés par les enjeux actuels du secteur maritime. L’IFQM a pour vision de se positionner comme chef de file international pour toutes questions scientifiques relatives aux enjeux d’un développement maritime durable et responsable en s’appuyant sur un partenariat scientifique pérenne entre la France et le Québec.

L’objectif principal de l’IFQM est de fédérer et de coordonner l’action de ses membres en vue d’accroître leur rayonnement et leur attractivité à l’échelle internationale en matière de recherche, d’innovation, de formation et d’enseignement supérieur en soutien à l’économie maritime. De cet objectif découlent quatre objectifs généraux qui sont de :

  • mobiliser la recherche et l’innovation en appui au secteur maritime sur des priorités communes où des expertises complémentaires peuvent pleinement s’affirmer ;
  • développer les coopérations bilatérales de partenaires publics et privés (universités, instituts et centres de recherche, entreprises) au bénéfice de l’économie maritime au Québec et en France ;
  • favoriser l’émergence de nouvelles connaissances et d’innovations, les effets de levier économique et la synergie dans les domaines économique, scientifique, technologique, environnemental et social liés aux questions maritimes ;
  • faire émerger des projets de recherche au service du renforcement de la capacité d’action des gouvernements par le développement d’une expertise partagée en matière de politiques publiques sur les questions maritimes.

Au Québec, l’IFQM s’appuie sur le Réseau Québec maritime (RQM) géré à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). En France, le Réseau français des universités marines (RFUM), l’Ifremer, le CNRS, les Pôles de Compétitivité Mer et le Cluster Maritime Français constituent le cercle des fondateurs.  La coordination de l’Institut est menée conjointement par l’Université de Québec à Rimouski pour la partie québécoise et par l’Université de Bretagne Occidentale(UBO) pour la partie française. Ainsi, la direction de l’Institut est composée respectivement de Jean-Pierre Ouellet, recteur de l’UQAR et Matthieu Gallou, président de l’UBO, assurant tous les deux la co-présidence de l’IFQM et de Guillaume St-Onge, directeur du Réseau Québec maritime (UQAR), et Yves-Marie Paulet, Vice-Président Mer de l’UBO, assurant quant à eux la codirection.

 

La premiÈre universitÉ d’ÉTÉ de l’IFQM

L’ambition de l’IFQM est d’organiser chaque année une université d’été ou d’hiver sur différentes thématiques liées aux sciences de la mer, alternativement sur le territoire français et le territoire québécois. La mise en place de ces temps de formations permettront de favoriser les relations et la mise en place de collaborations entre scientifiques et étudiants.

Cette première édition, organisée à Saint-Pierre et Miquelon, aura lieu en présence de monsieur Frédéric Mortier, délégué interministériel aux risques majeurs outre-mer depuis le mois de mai 2019. Présent pour l’occasion sur l’Archipel, monsieur Mortier interviendra lors de la présentation officielle de l’université d’été à la population de Saint-Pierre, le mercredi 21 août en fin de journée, à l’issue de laquelle un échange avec la population est prévu.

Objectifs de l’université d’été :

L’intention de l’IFQM à travers cette première université d’été France-Québec sur l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon (SPM) est de fournir une formation théorique et pratique de haut niveau sur les risques côtiers et la planification spatiale à des étudiants de 2e et 3e cycles de France et du Québec durant une semaine intensive. Académique et ouvert sur les questions sociétales, ce rendez-vous exceptionnel verra la participation de chercheurs et de praticiens Français et Québécois experts du thème.

Les objectifs de cette université d’été sont pédagogiques, visant au transfert de connaissances et de compétences des professeurs et intervenants vers les étudiants. L’échange d’expertises entre les intervenants, les acteurs pertinents de SPM et la population, ainsi que la création de liens pour de futures collaborations sont aussi grandement attendus. L’enseignement se fera sous forme de cours théoriques, mais également d’ateliers pratiques sur le terrain et d’échanges avec les acteurs et la communauté de Saint-Pierre et Miquelon. En outre, les étudiants auront également l’occasion d’échanger avec la communauté de l’archipel puisqu’ils seront logés au sein de familles qui se sont portées volontaires pour les accueillir.

Cette université d’été se veut également une opportunité de mettre en place des temps d’échange avec les citoyens de l’archipel à travers la programmation de plusieurs évènements ouverts au public qui auront lieu dans les villes de Saint-Pierre et de Miquelon.

Un premier temps d’échange avec la population de Miquelon aura lieu le 20 août de 17h30 à 19h à la salle des fêtes sur la thématique « Risques côtiers : Quelles solutions d’adaptation face aux risques côtiers à Miquelon ? ». À Saint-Pierre, ce sont trois tables rondes qui seront proposées à la salle des fêtes les 21, 22 et 23 août de 17h30 à 19h30. Finalement, une journée d’échanges et d’ateliers participatifs sur les enjeux côtiers et marins aura lieu toute la journée du 24 août au Franco-Forum.

Ces évènements sont bien évidemment ouverts à tous et entièrement gratuits. Ils seront l’occasion pour la population d’être sensibilisée et d’échanger avec des experts autour d’enjeux et d’impacts liés aux changements climatiques et aux activités anthropiques sur leur territoire. Cette manifestation combinant formation pour public expérimenté et temps de médiation a pour ambition de mobiliser tout un territoire.

Les participants :

Ce sont 32 étudiants de la France et du Québec qui prendront part à cette première université d’été, représentant ainsi 18 établissements d’enseignement supérieur de France et du Québec, soit l’École Pratique des Hautes Études de Paris, l’École nationale supérieure de techniques avancées Bretagne, l’Université de Nantes, l’Institut national d’études supérieures agronomiques de Montpellier, l’Université de Bordeaux-Montaigne, l’Université de Bretagne Occidentale, l’Université de Bretagne Sud, l’Université de La Rochelle, l’Université de Perpignan Via Domitia, l’Université de Rennes 1, l’Université Littoral Côte d’Opale, l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l’Université Aix-Marseille, l’Université de Caen-Normandie, l’Institut National de la Recherche Scientifique centre Eau-Terre-Environnement, l’Université du Québec à Montréal, l’Université du Québec à Rimouski et l’Université McGill.

Issus de formations différentes (biologie, géographie, géologie, océanographie, etc.), mais toutes orientées autour des sciences de la mer, les étudiants, qui ont été sélectionnés parmi près d’une cinquantaine de candidatures, ont tous démontré un vif intérêt pour l’archipel et ses enjeux.

Ils seront accompagnés par 9 formateurs (5 français et 4 québécois), également originaires d’institutions différentes :

  • Julie Billy – Ingénieure Chercheuse en Géologie côtière au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)
  • Frédéric Bioret – Professeur des universités (géographe) – Institut de Géoarchitecture, Université de Bretagne Occidentale
  • Ywenn De La Torre – Directeur Régional, en charge de Saint-Pierre et Miquelon au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)
  • Anne Le Roux – Coordinatrice intervention au sein du Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre)
  • Guillaume Marie, professeur de géographie des zones côtières à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR)
  • Louis Marrou – Professeur des universités (géographe) – Université de La Rochelle, UMR 7266 Littoral Environnement et Sociétés (LIENSs)
  • Madeleine Nadeau, Adjointe exécutive et conseillère à l’acquisition de connaissances au

Centre d’expertise en gestion des risques d’incidents maritimes (CEGRIM)

  • Steve Plante, professeur au Département sociétés, territoires et développement à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR)
  • Dominique Robert, Professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écologie halieutique, Institut des sciences de la mer de Rimouski, Université du Québec à Rimouski (UQAR)

 

Yves-Marie PAULET, co-directeur pour la partie française de l’IFQM sera également présent lors de cette semaine de formation.

Les partenaires de l’université d’été

L’université d’été de l’IFQM est organisée grâce au soutien financier de l’IFQM, des ministères français de la Transition Écologique et Solidaire (MTES) et des Outre-Mer (MOM) et de la préfecture de Saint-Pierre et Miquelon. L’organisation logistique a fait l’objet d’un appui important des équipes de la préfecture de Saint-Pierre et Miquelon.

La programmation scientifique a été élaborée en partenariat avec les chercheurs franco-québécois, la Direction des Territoires, de l’Alimentation et de la Mer, la délégation de l’Ifremer à Saint-Pierre et Miquelon et la Collectivité territoriale. Ainsi, dans la mesure du possible, chaque atelier sera dispensé par des intervenants chercheurs de la France et du Québec qui seront soutenus par des experts locaux.

 

Réseaux sociaux et site internet :

Toutes les informations complémentaires sont disponibles sur le site internet de l’IFQM :

http://www.ifqm.info/fr/accueil/

Pour nous suivre lors de cet évènement, rendez-vous sur le Facebook et la page tweeter de l’IFQM :

https://www.facebook.com/Institut-France-Qu%C3%A9bec-maritime-IFQM-306958236380355/

@IFQMer

Création d’un hashtag spécial pour l’évènement :

#UnivétéRisquescôtiers

#UnivétéIFQM

Contact presse :

  • Sarah Granier, coordonnatrice de l’IFQM pour la partie Québec

Université du Québec à Rimouski (UQAR)

300, Allée des Ursulines, bureau K-316

Rimouski, Québec, G5L 3A1

Tél : (418) 723-1986 poste 1045

Tél :  1 800 511 3382 poste 1045

ifqm@uqar.ca

 

  • Yves-Marie Paulet, co-directeur de l’IFQM pour la partie France

 

Université de Bretagne occidentale (UBO)

3 rue des Archives – CS 93837

29238 BREST CEDEX 3

Tél : +33 (0)2 98 49 86 07

Tél : + 33 (0)6 77 74 05 82

ifqm@univ-brest.fr

Assises citoyennes de la mer et du littoral 12 novembre 2019 De l’eau de nos rivières à l’océan, Quelles actions locales ?

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Dans le prolongement de la Breizh Cop, le réseau des conseils de développement
bretons organise les 2èmes assises citoyennes de la mer et du littoral le 12 novembre
2019 à Océanopolis à Brest.
A partir des réflexions menées par les conseils de développement bretons sur leurs
territoires respectifs, l’objectif de ces assises est d’apporter la contribution de la
société civile et des citoyens aux politiques locales liées à la mer et au littoral dans
un contexte de tensions liées à la ressource en eau, tant du point de vue qualitatif
que quantitatif.
Des innovations et des expérimentations sont déjà à l’œuvre dans les pays maritimes
bretons avec le soutien financier de la Région Bretagne et de l’Europe dans le cadre
du FEAMP notamment. Etant donné les enjeux majeurs que représentent pour la
Bretagne tant l’eau douce que maritime, cette rencontre cherchera à valoriser les
bonnes pratiques, les solutions locales de façon à mobiliser l’ensemble des acteurs
publics et privés pour une politique de l’eau coordonnée et efficace en Bretagne.
Pré-programme :
13h30 – accueil
14h00 – table ronde : Enjeux et actions locales pour un développement durable des
territoires maritimes.
Dans un contexte de nécessaire amélioration de la qualité des eaux dans les rivières
et sur le littoral, des expérimentations, des actions ont été engagées, notamment
avec le milieu agricole. Comment aller plus loin ? Comment réduire l’impact des
activités humaines, qu’elles relèvent de l’urbanisation ou des activités économiques ?
15h30 – Ateliers : enjeux, perspectives et pistes d’actions en lien avec la qualité de
l’eau
1. Produits de la mer et biodiversité : comment préserver les ressources en garantissant une qualité de l’eau nécessaire ? Qu’il s’agisse de la pêche côtière, de la filière algues de l’aquaculture ou encore de la conchyliculture, ces activités économiques sont fortement liées à la qualité de l’eau. Pour leur  permettre de se pérenniser et de se développer, comment peuton localement soutenir la filière ? Comment améliorer les liens entre scientifiques et acteurs économiques pour mieux comprendre les phénomènes à l’œuvre ?
2. Impact des activités humaines terrestres : comment réduire leur
impact ? Qu’il s’agisse d’agriculture, d’activités industrielles ou d’habitat, quelles actions locales peut-on mettre en œuvre pour préserver la ressource en eau ? Dans un contexte de changements climatiques et d’événements météorologiques plus nombreux (périodes de canicules, tempêtes, pluies abondantes, périodes de sécheresse…), comment améliorer la gestion de l’eau et
garantir sa qualité ?
3. Activités récréatives (tourisme, nautisme, baignade), quelles
évolutions souhaitables ? L’impact des activités récréatives sur un littoral breton de plus en plus prisé est indéniable. Comment mieux gérer les déchets
induits par ces activités et atténuer leur impact sur l’environnement ? Face à une pression touristique croissante, qu’il s’agisse des ordures ménagères, emballages plastiques, des rejets toxiques provenant de l’entretien des bateaux de plaisance…, quelles solutions locales peut-on développer ?
4. Activités portuaires en transition (innovations, économie circulaire…) : quelles actions pour limiter leur impact sur la qualité de l’eau ?
Des progrès technologiques sont déjà engagés de façon à limiter l’impact des activités industrielles portuaires sur la qualité de l’eau. Comment aller plus loin ? Comment diffuser les bonnes pratiques (gestion des effluents mais aussi des intrants,
traitement des eaux noires, déconstruction, recyclage…), dans les nombreux ports qui jalonnent le territoire breton et limiter leur impact sur les eaux littorales ?
16 h30 – Pause-café
17h00 – Restitution des ateliers et conclusion des travaux.

Océan. Son réchauffement dépasserait de 40 % les prévisions

(Illustration David Cormier)

Le seuil d’alerte est bel et bien dépassé. Une étude de l’IPSO (Programme international sur l’état des océans) vient de révéler que l’accélération du réchauffement océanique dépasse de 40 % les prévisions les plus pessimistes qu’avançaient les experts il y a seulement cinq ans.

Le GIEC (Groupement des experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat) doit publier, en septembre, un rapport très attendu sur l’état de l’océan et de la cryosphère (espace terrestre où l’eau est présente sous forme solide). Il précédera une conférence à l’ONU, en décembre, qui se concentrera sur l’importance des océans dans la crise climatique. Car le seuil d’alerte est bel et bien dépassé

Les écosystèmes vitaux menacés


Une étude de l’IPSO (Programme international sur l’état des océans) vient ainsi de révéler que l’accélération du réchauffement océanique dépasse de 40 % les prévisions les plus pessimistes qu’avançaient les experts il y a seulement cinq ans. Selon cette étude, si rien n’est fait durant la décennie prochaine, les changements opérés dans le fonctionnement des océans « menaceront les écosystèmes vitaux et perturberont la civilisation humaine ». Et de préciser : « Nous observons une hausse de la température, des perturbations de l’acidification, des invasions biologiques et des nutriments dans l’océan, ainsi qu’une réduction de l’oxygène ». Des processus, est-il précisé, dont les conséquences peuvent s’avérer « définitives et non réversibles ».

Au-delà de ce diagnostic accablant, l’IPSO avance donc huit priorités. À commencer par un moratoire sur l’exploitation minière en eaux profondes. Ou encore, le respect des normes en vigueur pour les aires marines protégées (AMP), la fin de la surpêche et des pratiques destructrices, la réduction drastique de la pollution des eaux marines, notamment due aux engrais azotés, aux eaux usés et aux plastiques, etc.

Ifremer inspecte la Méditerranée

Ce dernier aspect a justement fait l’objet d’une mission qu’Ifremer vient de mener en Méditerranée. Ce phénomène y ayant pris des proportions particulièrement alarmantes, il s’agissait d’en préciser l’observation et de prendre des photos, grâce au Wave Gliser. Ce drone sous-marin, guidé par satellite ou par GSM, autonome en énergie, propriété de l’Institut régional de météorologie de Livourne, dispose en effet d’une caméra embarquée. Cette fois, il a donc parcouru quelque 200 kilomètres autour de Bastia et du Canal de Corse. Et va maintenant permettre un comptage des objets en mer plus précis et surtout beaucoup moins coûteux.

Mais il y a évidemment peu de chance qu’il contredise ce que nous disent les études menées depuis 1994 par Ifremer, qui vient d’en publier une synthèse. La Méditerranée est la mer européenne la plus polluée par les déchets, sur 90 % de sa surface observée, qu’il s’agisse de sacs et de bouteilles plastiques, de canettes métalliques, d’emballages alimentaires, etc. Sauver l’espace maritime, c’est nous sauver nous-même. Cela implique des décisions géopolitiques mais commence aussi par des gestes du quotidien.

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/monde/ocean-son-rechauffement-depasserait-de-40-les-previsions-29-07-2019-12349874.php#jFU2fF6RJgd53ALi.99

La Flotte océanographique française unifiée : l’heure du premier bilan

Unifiée depuis janvier 2018 et opérée par l’Ifremer, la Flotte océanographique française dispose d’un nouveau site Internet ouvert à toute la communauté scientifique française mais aussi à tous les curieux avides de découvrir les navires et engins français qui sillonnent et scrutent les trois grands océans de notre planète. Pour permettre à chacun de prendre la mesure de ses actions menées en 2018 et de ses projets à venir, elle vient également de publier son rapport d’activité.

« La Flotte océanographique française est une très grande infrastructure de recherche dont la gestion a été confiée à l’Ifremer par le ministère de la Recherche. C’est l’une des trois plus grandes flottes scientifiques en Europedéclare François Houllier, Président-Directeur général de l’IfremerSa singularité tient non seulement à sa capacité à explorer les trois grands océans du globe — Atlantique, Indien et Pacifique —, mais aussi à la diversité de ses missions, de ses usagers et de ses partenariats. L’Ifremer opère cette flotte unifiée depuis janvier 2018 avec l’aide de l’armateur Genavir : il est ainsi possible d’optimiser son bon fonctionnement au service de l’ensemble de la communauté scientifique française.

Adossée à deux commissions nationales spécialisées pour les flottes hauturière et côtière, sa gouvernance associe le CNRS, l’IRD et le réseau des universités marines : elle permet de sélectionner des campagnes excellentes et pertinentes et de définir une programmation pluriannuelle, une nécessité pour les scientifiques qui doivent pouvoir anticiper leurs missions. Cette gouvernance ouverte est aussi chargée de penser le renouvellement des navires, des équipements et des compétences à plus long terme ».

Couverture du rapport d’activité 2018 de la Flotte océanographique française© Ifremer/Ird. N. Lamande

« L’année 2018 a été celle de la prise en main par l’Ifremer de l’opération de la Flotte océanographique française unifiée. Cette année a aussi été marquée par de grandes campagnes scientifiques avec le déploiement du Marion Dufresne en mer de Chine ou encore la réalisation des premières missions avec le nouvel équipement de sismique, qui a montré des résultats prometteurs, relate Olivier Lefort, directeur de la Flotte océanographique française. Le HROV Ariane a également effectué ses deux premières missions scientifiques avec succès à bord de l’Antéa.

En fin d’année 2018, le Conseil scientifique a validé les principes du plan d’évolution de la Flotte, concernant les projets de renouvellement et de modernisation des navires, ainsi que le lancement du processus de définition des engins d’intervention grands fonds du futur.

Olivier Lefort ajoute : « Grâce à l’unification de la Flotte et à son opération par l’Ifremer, il est désormais plus aisé d’optimiser la planification des campagnes. En 2019, plusieurs missions dans le Pacifique sont réalisées à bord de l’Atalante jusqu’en décembre ».

Lire le rapport d’activité 2018 de la Flotte océanographique française

Source: https://wwz.ifremer.fr/Espace-Presse/Communiques-de-presse/La-Flotte-oceanographique-francaise-unifiee-l-heure-du-premier-bilan