Un livre des éditions Quæ

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Service historique de la Défense. Plongée dans l’histoire du port

Publié le 24 septembre 2019 à 14h11

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À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, le Service historique de la Défense de Brest, au 4, rue du Commandant-Malbert, et l’Institut français de la mer comité Bretagne, organisaient, samedi matin, en présence du préfet maritime de l’Atlantique, Jean-Louis Lozier, un double événement.

Il s’agissait d’une part, du vernissage d’une exposition qui se tiendra jusqu’au 18 octobre et qui est consacrée aux « Grandes expéditions scientifique : les Atlas de l’Académie de Marine » et, d’autre part, de la présentation d’un ouvrage maritime intitulé « Brest, port d’explorateurs ».

 

Une extraordinaire histoire maritime

 

L’exposition présente une sélection des atlas illustrés, témoignages des grandes circumnavigations du XVIIIe siècle, atlas provenant du fonds de l’Académie royale de Marine dont on célèbre cette année le 250e anniversaire.

La liste est longue, de Charles-Marie de la Condamine à Dumont d’Urville ou Dupetit Thouars, en passant par James Cook ou Lapérouse, de tous ces explorateurs qui appareillèrent pour des expéditions aux destins divers.

L’ouvrage « Brest port d’explorateurs » couvre 300 ans d’une extraordinaire histoire maritime et des explorateurs qui ont quitté Brest, du XVIIIe à nos jours. Un ouvrage illustré par plus de 300 images et cartes.

 

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/service-historique-de-la-defense-plongee-dans-l-histoire-du-port-24-09-2019-12391406.php#IOJ3c0Qy9zX8B7B4.99

Le vernissage organisé le 21 septembre 2019 par le Service historique de la Défense de Brest et par l’Institut français de la mer

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CONFÉRENCE OCÉANOPOLIS MER DE PLASTIQUE, QUELLES CONSEQUENCES POUR NOS ECOSYSTEMES ?

Par Ika Paul-Pont,
Chargée de recherche CNRS
Laboratoire des Sciences de l’Environnement Marin (LEMAR UMR 6539
CNRS/UBO/IRD/Ifremer) – Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM)

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Les plastiques sont fantastiques : légers, résistants et économiques. On
nous promettait dès les années 1960 qu’ils allaient révolutionner nos modes
de vie, ça n’a pas manqué ! Du fait de rejets ou à travers l’usure des objets de
notre quotidien, il est estimé qu’entre 4 et 12 millions de tonnes de déchets
plastiques arrivent dans l’océan chaque année, s’accumulant dans tous les
compartiments des écosystèmes marins, de la surface jusqu’aux abysses,
des régions les plus habitées jusqu’aux pôles désertiques. Les gros déchets
plastiques identifiables par tous ne sont que la partie émergée de l’iceberg
puisque plus de 90% des débris plastiques en mer sont sous la forme de
« microplastiques », c’est-à-dire de microscopiques fragments de plastiques
inférieurs à 5 mm. Ils représentent ainsi une pollution « invisible » qui
contamine tout l’océan. Quel est le devenir de ces débris plastiques une fois
arrivés en mer ? Quelles sont les menaces à long terme pour nos
écosystèmes ? Comment réduire notre empreinte et quelles pistes pour le
futur ? Autant de questions qui seront abordées ensemble pour mettre en
lumière les enjeux auxquels nous devons faire face !
MARDI 17 SEPTEMBRE 20H30 // AUDITORIUM OCEANOPOLIS // ENTRÉE LIBRE

Brittany Ferries : mise à l’eau pour le « Galicia » et première tôle pour le « Salamanca »

Deux des futurs navires « écologiques » de Brittany Ferries en cours de construction en Chine ont connu dernièrement des étapes symboliques.


La coque du "Galicia" dans le chantier chinois d'Avic Weihai, à Shandong

La coque du « Galicia » dans le chantier chinois d’Avic Weihai, à Shandong
Pour l’armateur français Brittany Ferries, la mise à l’eau du ferry « Galicia » en Chine dans le chantier Avic Weihai du port de Shandong a constitué mardi 10 septembre un événement. Car le navire est équipé de filtres à fumée. Autre grand événement auquel ont assisté les dirigeants de la compagnie bretonne cette semaine, la découpe de la première tôle du « Salamanca », qui sera propulsé au GNL.
Selon la direction de Brittany Ferries, le « Galicia » doit entrer en service en 2020 et le « Salamanca » est attendu pour le printemps 2022. Ils seront tous deux exploités sous pavillon français sur la ligne Portsmouth-Santander-Bilbao. Ils  seront rejoints fin 2022 par le « Santoña », un troisième navire de type « E-flexer », propulsé également au GNL.

Incertitudes sur le transmanche

Le lancement du « Galicia » et le début construction du « Salamanca » constituent, selon Christophe Mathieu, le président du directoire Brittany Ferries, « des étapes importantes du programme de renouvellement de la flotte qui représente un investissement d’environ 550 millions d’euros.
« En tant que compagnie maritime française desservant le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et l’Irlande, nous sommes de toute évidence confrontés au contexte incertain lié aux effets du Brexit », reconnaît-il. Mais selon lui, « ces navires flambant neufs témoignent de notre confiance en l’avenir, et de notre capacité à répondre aux demandes passagers et fret au cours des décennies à venir ».
D’une longueur de 215 mètres permettant de proposer 3.000 mètres linéaires pour les véhicules fret, les trois navires de type « E-Flexer » de 42.200 tonnes chacun seront les plus grands de la flotte de la compagnie, indique l’armateur.
Avec les filtres à fumées dont est équipé le « Galicia » et le GNL qui servira de carburant pour les deux autres navires, la compagnie estime offrir « des avantages environnementaux significatifs par rapport aux combustibles marins traditionnels, avec une combustion plus efficace et sans soufre, pratiquement sans particules et permettant une réduction de 95 % des oxydes d’azote ».
Il rappelle que le « Honfleur », son tout premier navire propulsé au GNL, est actuellement en construction à Flensbourg, en Allemagne. Il entrera en service en 2020 sur la ligne Portsmouth-Caen dès 2020.

 

Vincent Calabrèse

 

Mercredi 11 Septembre 2019

« La Touline » certifiée Loyds, fête ses 30 ans et met le cap sur les EMR

France – Mardi 10/09/2019 – energiesdelamer.eu. Prendre la mer, changer de métiers … ou s’orienter vers les EMR, c’est avec ce nouvel enjeu que La Touline, association labellisée Lloyds va fêter ses 30 ans.

Didier Le Gac, député du Finistère, à l’initiative d’un appel au Président de la République en faveur des énergies marines renouvelables avec le soutien de nombreux parlementaires a donné une ITV à energiesdelamer.eu sur les formations, conversions et emplois à venir dans l’éolien offshore posé, flottant et hydrolien et ses différents secteurs et filières.

 

La Touline a pris le virage pour accompagner les opérateurs et les entreprises et ceux qui ont la mer dans les veines et les énergies renouvelables dans la tête.

Les compétences acquises dans le cadre de leurs professions de navigant, pêcheur, électromécanicien, soudeur, etc., et qui souhaite s’orienter dans les métiers des EMR auront prochainement la connaissance des calendriers des opérateurs et des partenaires industriels qui vont installer les premiers parcs français en mer.

Les « terriens » sont également appeler à « maritimiser » leurs connaissances et à candidater à des métiers où les emplois offerts ne trouvent pas suffisamment de candidats.

Le rôle de La Touline est à la fois d’intervenir auprès des entreprises qui recherchent de nouvelles compétences et naturellement des candidats qui souhaitent acquérir les éléments nécessaires et accéder aux vrais emplois.

Les métiers du secteur et des filières des énergies marines renouvelables sont très larges et les opérateurs, les entreprises, les fournisseurs vont devoir surfer sur la vague, car les six premiers projets de parcs en mer démarrent « dans les mêmes temps ».

Cette ligne de départ occasionne toute une série de manifestations BtoB dans les Régions en septembre et octobre prochains* auxquelles La Touline sera présente.

La Touline fête ses 30 ans… c’est l’âge où l’avenir s’appuie sur des acquis, des expériences et sur une confiance réciproque.

 

Transmettre à ceux qui souhaitent se reconvertir

Ce sont ses ambitions et ses actions. La Touline dirigée par Anne Le Page s’appuie sur un Conseil d’administration présidée par Cédric de Boissaye et de deux vice-présidents Armel Le Start et Yves Le Cam composé de 15 membres professionnels et 2 membres honoraires, pour la plupart en activités, et une équipe efficace et ambitieuse à Brest et à Marseille.
Le 12 septembre, à Brest, l’Assemblée générale réunira pour ses 30 ans un grand nombre d’acteurs clés, des armateurs dont Jean Marc Roué (Président d’Armateurs de France), des représentants de la Marine Nationale, de la SNSM, des structures académiques, lycées maritimes, ENSM, Ecole Navale, clusters et Pôles mer, universités, grandes Ecoles d’ingénieurs, centres de formation, collectivités locales et territoriales, des entreprises, des associations professionnelles mais aussi, le secteur bancaire et assureurs, les élus et les parlementaires des régions où La Touline est présente, Lorient, où en passe de l’être à Boulogne sur mer.

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Cette fête se prolonge aussi dans le cadre de la manifestation « Septembre en Mer » organisée par l’Office de la Mer à Marseille où La Touline a ouvert un bureau depuis 2006.

Une exposition « photos métiers » se tient au CRIJ (Centre régionale d’information jeunesse) à Marseille jusqu’au 20 septembre et le mardi 24 septembre à partir de 9 heures, La Touline sera à la Cité des métiers (Marseille) dans le cadre du forum « emploi et formation» s’inscrivant dans le mois sectoriel dédié à la mer.

 

Il y a bientôt un an, le 18 octobre 2018, alors que la publication de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) était imminente, à l’initiative de Didier Le Gac et avec le soutien des députés, Eric Bothorel, Jimmy Pahun et Gwendal Rouillard, des députés de toutes sensibilités politiques et les acteurs de la filière, avaient décidé, lors d’une réunion à l’Assemblée national, de lancer un appel au Président de la République en faveur des énergies marines renouvelables : éolien offshore posé, flottant et hydrolien la place accordée aux énergies marines renouvelables doit être réaffirmée

Didier Le Gac sera présent le 12 septembre à l’Assemblée générale de La Touline. L’interview a été réalisée le 04/09/2019 à Porspoder dans le Finistère, face au Chenal du Four et à l’Ile de Ouessant où seront immergées les hydroliennes Sabella dans le courant du Fromveur.

Source: https://energiesdelamer.eu/publications/71-enseignement-formation/5885-la-touline-certifiee-loyds-fete-ses-30-ans-et-met-le-cap-sur-les-emr

Madame, Monsieur,

J’ai eu l’honneur et le plaisir d’accueillir à Brest la semaine dernière la 17ème réunion des Présidents d’assemblée du G7.

Au-delà de mon attachement personnel à la Bretagne, le choix du Finistère s’est imposé comme une évidence. Nos deux jours de travaux étaient en effet consacrés à la mobilisation des parlements en faveur des océans.

Nos échanges avec les équipes de l’IFREMER, de l’Institut universitaire européen de la mer, du Centre de documentation de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre) et du Centre d’expertises pratiques de lutte anti-pollution de la Marine nationale (CEPPOL) ont nourri nos réflexions et débats.

Pour la première fois dans l’histoire du G7 parlementaire, aux Ateliers des Capucins à Brest, les Présidents d’assemblée ont pris des engagements communs, que vous retrouverez dans notre déclaration en suivant ce lien.

Au-delà de sa portée symbolique et historique, cette co-signature nous engage à suivre précisément et concrètement les avancées sur les enjeux maritimes : environnementaux, économiques, médicaux, sociétaux.

C’est pourquoi j’ai tenu à vous adresser ce manifeste inédit, signé chez nous, en Finistère, et dont je vous souhaite bonne lecture.

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sincères salutations.

Richard Ferrand

 

Source: https://mailchi.mp/richardferrand/je-vous-informe-la-fin-des-zones-blanches-3598185?e=121811851b

Transport maritime. Pourquoi le prix des carburants va flamber

Dès janvier, des dizaines de milliers de navires vont devoir se tourner vers de nouveaux carburants moins polluants, une révolution qui risque d’augmenter le coût du transport maritime, mais aussi des prix à la pompe pour les automobilistes.

Trop de soufre. L’organisation maritime internationale (IMO) avait décidé en 2016 que la teneur en soufre du fioul devrait être ramenée à 0,5 % à partir du 1er janvier 2020, contre 3,5 % actuellement. Objectif : limiter les émissions hautement toxiques de dioxyde de soufre produites par l’énorme flotte de près de 80 000 navires qui sillonnent les mers pour transporter marchandises ou matières premières.

À compter du 1er janvier 2020, le transport maritime va devoir adopter des carburants à faible teneur en soufre.

Trois options. Concrètement, les transporteurs maritimes ont plusieurs options. La première est de continuer à utiliser le fioul lourd actuel, mais en s’équipant d’épurateurs de gaz d’échappement « scrubbers ». C’est par exemple la solution adoptée par la Brittany Ferries pour ses ferries en exploitation. Ces équipements sont toutefois coûteux et certains transporteurs rejettent en mer leurs eaux de lavage, ce qui pourrait conduire à leur interdiction à terme.

La seconde possibilité est donc de se tourner vers des carburants alternatifs, notamment le gaz naturel liquéfié (GNL). C’est le choix de la Brittany Ferries qui a lancé la construction de quatre navires, dont le premier exemplaire, le Honfleur, doit sortir du chantier naval de Flensburg en Allemagne.

Mais pour le fret, l’option la plus évidente est d’adopter le fioul marin à très basse teneur en soufre ou bien diesel marin. Le transport maritime consomme aujourd’hui 3,6 millions de barils de pétrole par jour. Sur ce total, environ 600 000 devraient rester au fioul lourd actuel pour des navires équipés de scrubbers ou qui ne se plieront pas immédiatement à la réglementation. « Cela laisse environ 3 millions de barils par jour qui vont devoir s’ajuster à la nouvelle norme de 0,5 % de soufre », calcule Chris Midley, analyste en chef de S & P Global Platts. C’est donc un chamboulement majeur pour le marché. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) y voit « la plus grosse transformation jamais vue sur le marché des produits pétroliers ».

Un surcoût répercuté sur les marchandises. La première conséquence sera une augmentation du coût pour les armateurs, qui pourraient être tentés de répercuter une partie du surcoût sur leurs clients – ce qui, en bout de chaîne, pourrait renchérir le prix des marchandises transportées. Car les carburants conformes, plus sophistiqués et plus raffinés, sont deux fois plus cher. Un surcoût aggravé par l’augmentation de la demande », remarque Nelly Grassin.

Effet ricochet. La demande accrue pour des produits pétroliers plus sophistiqués va par ailleurs affecter par ricochet d’autres carburants, automobiles et aériens, dont les prix risquent, eux-aussi, d’augmenter. En effet, les raffineries qui vont tourner à plein pour produire du diesel marin auront aussi soif de brut à faible teneur en soufre comme le Brent de la mer du Nord ou le WTI texan.

« Le Brent pourrait dépasser les 70 dollars à la fin de l’année », contre moins de 60 dollars aujourd’hui, estime Chris Midley. Au final, « la réglementation IMO aura des répercussions sur tous les consommateurs qui achètent de l’essence ou du gazole ». Pour Alan Gelder, expert du cabinet Wood Mackenzie, « le grand public sera touché par la réglementation IMO principalement de deux façons : avec le coût du transport par avion et les prix de vente du gazole routier ». Sachant que de nombreuses compagnies aériennes « couvrent leurs coûts en kérosène des mois à l’avance », « l’impact va se focaliser sur les automobilistes qui roulent au diesel », estime-t-il.
© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/economie/carburants-pourquoi-le-transport-maritime-va-faire-flamber-les-prix-04-09-2019-12373192.php#SmPXBwuAl2ajRJlc.99