Consultation du public – extension du périmètre de protection autour de la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises

Contribution de l’IFM:

Ainsi qu’il est rappelé dans la note de présentation du projet d’arrêté, la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises a été étendue par décret interministériel n°2016-1700 de 12 décembre 2016 : il y a donc trois mois.
Il est également précisé dans cette note que, lors du processus de consultation sur le projet d’extension de la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises, le Conseil scientifique de la Réserve (avis du 05 octobre 2016) et la Commission des aires protégées du Conseil national de la protection de la nature (CAP-CNPN, avis du 12 octobre 2016) ont indiqué qu’après classement de la réserve, des études complémentaires devraient être conduites pour obtenir des données scientifiques et envisager ultérieurement une extension de la réserve autour des iles Saint-Paul et Amsterdam.
L’Institut Français de la Mer (IFM), s’il est à priori favorable à toute mesure utile à la protection des océans et de ses ressources, s’interroge sur l’existence de ces études complémentaires. Le faible délai entre le précédent décret et le présent arrêté laisse à penser qu’elles n’ont pas été réalisées.
L’IFM s’interroge également  sur le fait qu’aucune étude d’impact ne soit jointe à la consultation publique. Bien que le territoire concerné n’ait pas de population permanente, ce projet d’arrêté a des incidences sur les industries d’exploitation des mers (pêcheries et peut-être demain, autres ressources) et sur les administrations en charge d’assurer la surveillance et la protection de ces espaces. La procédure préalable de l’étude d’impact conforme à la législation doit être engagée : en prenant en compte l’ensemble des aspects liés à l’extension du périmètre de protection, cette étude permettra de donner un avis circonstancié.
La crédibilité de la France dans sa lutte pour la protection d’un océan au service de l’humanité repose sur le sérieux de ses agissements, sur la base scientifique établie de ses décisions, sur le respect des procédures qu’elle promeut, bien plus que sur la seule surface de zones classées sans analyses, sans moyens de suivi, sans moyens d’intervention.
Un troisième round des négociations menées à l’ONU et portant en particulier sur la possibilité de créer des aires marines protégées en haute mer (AMPHM) s’ouvre ces jours-ci. Notre pays est considéré à juste titre comme un promoteur important de ces AMPHM. Une attitude peu rigoureuse pour le classement ou la gestion de nos propres espaces maritimes risque de dissuader de nombreux pays de soutenir ou d’accepter cette novation importante du droit maritime international.
Par ailleurs, l’IFM constate que le ministère en charge de la Recherche est concerné par cet arrêté pour la mise à disposition de moyens scientifique et le ministère de la Défense pour les moyens de surveillance et d’intervention nécessaires, sans qu’ils soient saisis.

Climat – Le voilier polaire Vagabond met le cap sur l’optimisme

Éric Brossier, 47 ans, est le propriétaire de Vagabond. Le port d’attache du voilier polaire est Brest, mais il passe le plus clair de son temps dans l’océan Arctique, pris dans les glaces l’hiver, même si elles reculent. Des scientifiques, parfois des artistes ou des sportifs, s’en servent de base. Après une bonne quinzaine d’années consacrées à l’Arctique, d’autres perspectives semblent s’ouvrir pour Éric, France Pinczon du Sel et leurs filles.
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